You are never fully dressed without a smile.

A écouter en lisant ce post.

Je suis un peu fleur bleue en ce moment. Blondie dirait même que c’est un trait de mon caractère. Elle l’a découvert à ses dépens. Bref, là où je veux en venir, c’est que j’ai toujours pensé, dans le milieu professionnel notamment, que le sourire était de rigueur. Quoi qu’il arrive. Quoi qu’il se passe. Sourire.

Peut-être suis-je trop pudique. Peut-être que ma barrière entre le pro et le perso est trop élevée.
Mais elle me protège. Me permet de ne pas m’investir pour rien, de m’éviter des déceptions inutiles, de ne pas m’investir émotionnellement dans des relations sans issue. Et en même temps, ma pudeur me permet très souvent de faire de très belles rencontres. Parce que mes barrières s’ouvrent. En tout cas je l’ai découvert à mes dépens.

Mais dans le milieu professionnel en tout cas, je trouve que nos histoires personnelles ne sont pas invitées à franchir le seuil de notre maison. Elles nous sont propres, nous façonnent et nous blessent, mais elles ne regardent en rien nos collègues. Alors oui, tous les matins, je m’habille de mon sourire. Pas mon sourire client. Celui là je l’ai abandonné il y a quelques saisons. Il avait enfin réussi à se décrocher. Et je comptais bien m’en débarasser. Je m’en suis procuré un autre du coup. Un sourire vrai, heureux. Celui qui vient avec l’envie qui anime de se lever le matin, d’aller au boulot, de partir croquer cette journée qui nous attend.

Parce que je veux être en vie jusqu’au jour où ce sera vraiment fini*.

*Extrait du film La Jalousie.