I don’t care. I love it.

[Sur la route entre Toulouse et Marseille]

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On me demande souvent les raisons pour lesquelles je fais du covoiturage.

Bon, la raison première et primaire qui me pousse à être dépendante des transports partagés est le fait que je n’ai pas le permis.

Avion, train, voiture… J’adore voyager et la débrouille, ça me connaît ! Alors forcément, pour joindre 2 villes, je n’ai d’autres choix que d’utiliser un de ces 3 moyens.

Alors pourquoi des fois je privilégie le covoiturage ?

Le prix, ou même parfois la durée du trajet. Essayer d’aller en Vendée depuis Toulouse en train, vous pouvez presque passer tout le weekend à voyager, alors qu’en voiture, vous pourriez mettre tout juste 4h !

Mais étrangement, ce qui inquiète le plus les gens, c’est côté sécurité. Une fille seule… On ne sait jamais sur qui on peut tomber. La dernière fois, j’ai même eu droit à : « Ah oui tu pars en covoiturage ?! Alors, tu as choisi un violeur ou bien ? »

Ça a beau être une plaisanterie, je n’arrive pas à m’enlever de la tête que les gens ont tellement peur du reste de l’humanité qu’ils ne lui laissent même pas la chance de leur prouver le contraire. C’est facile de se sentir en insécurité, facile de se laisser envahir par des démons. Mais le plus souvent ils n’existent que médiatiquement !

Moi, j’ai pris le parti, par inconscience, par insouciance, de découvrir cette humanité et d’aller à sa rencontre. Parce qu’au final, c’est de ça dont il s’agit : de rencontres humaines.

En somme, faire le choix de vivre avec le sourire et dans la bonne humeur plutôt que de vivre dans la peur.