Fifty Shades of Grey

Non, je ne l’ai pas lu, pas encore en tout cas.
Ce qui m’intrigue c’est l’envol des ventes d’ebook concernant des titres que l’on aurait apparemment plus de mal à lire en public sous leurs formes papier, sous-entendu avec une couverture évocatrice.

En écoutant l’émission de Pascale Clark ce matin sur France Inter avec des intervenants qui parlaient de la sortie hexagonale des “Cinquante nuances de Grey” et leur façon de dénoncer la légèreté et l’insignifiance de ce livre, pour la majorité d’entre eux, ce qui m’a sauté aux yeux étaient la honte et la gêne de lire ce livre dans des lieux publics, parce que malgré son succès planétaire, il n’en reste pas moins un “mommy-porn”, une littérature érotique, politiquement incorrecte, en tout cas, en lieux publics.

Je ne me considère pas comme une exhibitionniste, plutôt même pudique quant à l’étalage de ma vie privée, sentimentale et sexuelle. Cependant, aux regards du buzz que rencontre ce livre, je sais que je serai curieuse de lire l’ouvrage, et ce ouvertement. Le livre fait polémique et je veux avoir mon avis dessus. Je ne me retrouve absolument pas dans la catégorie des ménagères de plus ou moins 40 ans à la sexualité frustrée, et pourtant j’ai envie de me faire un avis sur ce livre.

Mais le point que je voulais mettre en lumière avec ce post, c’est mon inquiétude face à l’envol du livre numérique sur ce genre littéraire. Je n’ai rien contre les histoires érotiques, par contre je trouve ça dommage si le public ne trouve d’intérêt à l’ebook que pour cacher ses lectures. Il y a tellement de genre, de livres, de manuscrits à découvrir qu’il me paraît extrêmement limité de cantonner l’ebook à la liberté de lire du politiquement incorrect.
Alors oui, d’accord, faites le si vous ressentez le besoin de vous cacher, mais ne passez pas à côté d’autres belles découvertes.
Apprivoisez l’ebook, comme Anastasia sa sexualité, mais venez découvrir tout ce que le numérique a à vous offrir !
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